Les chemins de Saint Jacques

Conseils pratiques et éclairages spirituels



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Basilique de Pèlerinage :

Rocamadour



Basilique de Pèlerinage :
« ...Le Pèlerin du Moyen-Age n 'avait rien du touriste moderne pris dans le corset du « voyage organisé ». Il était essentiellement individualiste, voire fantaisiste. S 'il prenait la route pour prier l 'apôtre saint Jacques au delà des Pyrénées, il ne s 'interdisait pas - tout au contraire - la visite de saint Martin à Tours, de saint Léonard de Noblat, de saint Guilhem du Désert, de la Madeleine à Vézelay, de la Vierge Marie au Puy ou à Rocamadour, de « Monsieur saint Michel » au Mont, de sainte Foy à Conques, etc, quitte à faire les écarts nécessaires.

Basilique de Pèlerinage :
Certes, il privilégiait les axes de plus grande sécurité, les itinéraires où les étapes étaient les mieux organisées et assez rapprochées ; mais il ne s 'enfermait pas dans un programme. Même si, en cours de route, les conditions atmosphériques, les renseignements recueillis auprès d 'autres pérégrinants, les conseils écoutés, influençaient le marcheur.

Méfions nous donc d 'un esprit cartésien qui enfermerait les pèlerinages en chapitres bien ordonnés et en itinéraires scrupuleusement suivis. De même lit-on parfois que Rocamadour était une étape sur la route vers Compostelle. Cette réduction est réductrice. Il est certain que certains pèlerins se rendant outre-Pyrénées, faisaient un détour (par exemple, en déviant de leur route à la hauteur de Figeac pour saluer la Vierge de Rocamadour, aucun des itinéraires jacquaires classiques, ne traversant le causse de Gramat ; mais il est tout aussi vrai que le mystérieux rocher faisait l 'objet d 'un pèlerinage autonome, souvent but en soi, vivant pour lui-même.

Tenons compte également du fait que de nombreux lieux, tombeaux, culte locaux aujourd'hui tombés dans l 'oubli ou en désuétude, ont, en leur temps, attiré sinon des foules, du moins des visiteurs nombreux.

Basilique de Pèlerinage :
Les débuts de Rocamadour, au XI° siècle, sont obscurs, modestes ; ses dévots venaient des environs. Il eut pu rester ainsi. Les bénédictins de Tulle et surtout leur chef, Géraud d 'Escorailles, infléchirent son destin et les porteurs de ses célèbres « sportelles » allaient parcourir les routes de la chrétienté… »

Texte manuscrit d 'Henri de Warren à Rocamadour

Basilique de Pèlerinage :

Pierre Gauer
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