Plus exactement ce sont les détracteurs de l'existence même d'un pèlerinage religieux sur ce chemin millénaire qui nous accuse de dresser l'une contre l'autre des catégories qu'ils voudraient imaginer !
Il y a bien sûr ceux qui nous expliquent depuis longtemps (historiens et oeuvres d'art à l'appui) que le pèlerinage n'a jamais existé, et qu'il n'est qu'une invention des années 1970, et ceux qui voudraient n'y voir qu'une manne financière destinée à nourrir l'économie locale sans vouloir chercher à comprendre pourquoi tant de monde part sur le chemin plutôt que d'aller faire le GR20 en Corse.
Soyons clairs et précis et posons la vraie question :
Qui sont ces gens qui partent si nombreux sur le chemin de Compostelle et pourquoi sont-ils là ?
Si l'on prend le temps de parler avec eux, d'aller à leur rencontre et de partager un peu de notre temps avec eux, on s'aperçoit très vite que s'il y a opposition c'est bien entre ce qu'ils disent être, ce qu'ils pensent être et ce qu'ils sont vraiment.
Certains partent véritablement en pèlerinage, d'autres affirment randonner sur le chemin, mais certains nous avouent que la coquille est une étiquette qu'ils se donnent de pèlerin sans même en percevoir le sens profond quand certains autres reconnaissent qu'ils n'ont pas choisit par hasard ce chemin-là de randonnée...
Sans parler des nombreux témoignages que nous recevons où les randonneurs pèlerins du départ nous expriment combien ils ont pu changer au fil de leur cheminement !
Alors mettons un terme à cette fausse polémique : nous n'opposons aucune démarche car il n'y en a qu'une !
Si l'on s'en réfère à la définition même du mot pèlerin, nous sommes tous des pèlerins sur cette terre car nous marchons tous vers le même but qui sera notre mort terrestre et pour ceux qui veulent y croire, le Sanctuaire définitif, lorsque notre Vie prendra son vrai sens.
Il y a bien sûr ceux qui nous expliquent depuis longtemps (historiens et oeuvres d'art à l'appui) que le pèlerinage n'a jamais existé, et qu'il n'est qu'une invention des années 1970, et ceux qui voudraient n'y voir qu'une manne financière destinée à nourrir l'économie locale sans vouloir chercher à comprendre pourquoi tant de monde part sur le chemin plutôt que d'aller faire le GR20 en Corse.
Soyons clairs et précis et posons la vraie question :
Qui sont ces gens qui partent si nombreux sur le chemin de Compostelle et pourquoi sont-ils là ?
Si l'on prend le temps de parler avec eux, d'aller à leur rencontre et de partager un peu de notre temps avec eux, on s'aperçoit très vite que s'il y a opposition c'est bien entre ce qu'ils disent être, ce qu'ils pensent être et ce qu'ils sont vraiment.
Certains partent véritablement en pèlerinage, d'autres affirment randonner sur le chemin, mais certains nous avouent que la coquille est une étiquette qu'ils se donnent de pèlerin sans même en percevoir le sens profond quand certains autres reconnaissent qu'ils n'ont pas choisit par hasard ce chemin-là de randonnée...
Sans parler des nombreux témoignages que nous recevons où les randonneurs pèlerins du départ nous expriment combien ils ont pu changer au fil de leur cheminement !
Alors mettons un terme à cette fausse polémique : nous n'opposons aucune démarche car il n'y en a qu'une !
Si l'on s'en réfère à la définition même du mot pèlerin, nous sommes tous des pèlerins sur cette terre car nous marchons tous vers le même but qui sera notre mort terrestre et pour ceux qui veulent y croire, le Sanctuaire définitif, lorsque notre Vie prendra son vrai sens.
Mais alors, me direz-vous, qui est pèlerin et qui est randonneur ?
On peut à mon sens le résumer en une courte phrase, est pèlerin celui qui accepte son état de pèlerin. C'est effectivement quelque chose qui nous est propre et intime et qui échappe à l'appréhension de l'autre.
On ne peut pas dire à quelqu'un "tu es pèlerin" mais quelqu'un peut nous affirmer comme il me l'a déjà été écrit "Je suis un pèlerin...heureux" !
Ce que les autres verront de mon état de pèlerin, ce sont les fruits qu'il produit; comme le dit le père Ihidoy, notre exemple de l'accueil sur le chemin, ce sont les petites étoiles qui brillent dans les yeux du marcheur...
Et par quel miracle ces petites étoiles brillent-elle ? Ce sont bien les fleurs du pèlerinage, qui éclosent au bout de quelques jours de marche, sans qu'on y prenne garde ou qu'on les recherche particulièrement, qui font du chemin derrière nous un sentier de couleur et de lumière. Un chemin de joie et de paix...
Mais que nous apprend donc ce chemin pour que tout à coup nous nous sentions pèlerins ?
On ne peut pas dire à quelqu'un "tu es pèlerin" mais quelqu'un peut nous affirmer comme il me l'a déjà été écrit "Je suis un pèlerin...heureux" !
Ce que les autres verront de mon état de pèlerin, ce sont les fruits qu'il produit; comme le dit le père Ihidoy, notre exemple de l'accueil sur le chemin, ce sont les petites étoiles qui brillent dans les yeux du marcheur...
Et par quel miracle ces petites étoiles brillent-elle ? Ce sont bien les fleurs du pèlerinage, qui éclosent au bout de quelques jours de marche, sans qu'on y prenne garde ou qu'on les recherche particulièrement, qui font du chemin derrière nous un sentier de couleur et de lumière. Un chemin de joie et de paix...
Mais que nous apprend donc ce chemin pour que tout à coup nous nous sentions pèlerins ?
Découvrir l'esprit du chemin
Si je m'en réfère à ma petite expérience personnelle et aux échanges que j'ai pu avoir avec les milliers de pèlerins accueillis en 7 ans, il me semble que deux vertus essentielles se réveillent en cheminant vers Saint-Jacques.
La première c'est l'apprentissage de la confiance. Confiance dans les autres, ceux qui nous entourent, qui souffrent comme nous des même douleurs de pieds, d'épaules, qui pleurent comme nous souvent et qui nous sourient aussi, nous tendent la main, nous offre un morceau de pain...
Nous ne savons souvent rien d'eux, mais ils sont devenus nos frères et soeurs parce que nous avons accepté cette ouverture aux autres et cela nous rassurent sur l'humanité. Confiance aussi dans le lendemain qui nous attend, savoir que l'on aura toujours ce dont on a besoin pour accomplir notre chemin.
Ramener nos vies à l'essentiel est un des fruits de la confiance.
Pour certains cela ira jusqu'à la découverte ou aux retrouvailles avec la Foi, image suprême de la confiance, celle que l'on accorde à Dieu seul et qui pourtant est l'essence de tout.
La deuxième, plus subtile, est la redécouverte de l'humilité. Un mot qui a bien disparu de nos dictionnaires et de notre vocabulaire mais qui est l'expression même de notre état de pèlerin.
Au bout de quelques jours sur le chemin, l'apparence sociale, la carapace que nous nous sommes tissée, les valeurs matérielles dont nous nous prévallons, tout cela vole en éclat !
Il nous reste juste notre humanité, pour marcher à côté d'autres êtres humains comme nous. On apprend très vite à aimer celui qui nous tend un morceau de pain, quand nous avons oublié notre sandwitch dans le frigo du gîte ; ou celui qui va s'arrêter pour nous aider à traverser une rivière ou un passage glissant ; ou celui qui va poser sa main sur notre épaule quand on se demande, en pleurs, ce que l'on est venu f... là !
Quel bonheur de découvrir qu'il y a toujours une place pour nous même si ce n'est pas celle que l'on voulait (La première près de la fenêtre avec le matelas neuf...!).
On apprend même à accepter que certains "trichent" en prenant le bus, prennent les premières places alors qu'ils n'ont pas marché, nous obligent à passer notre chemin, trouver un autre hébergement ou taper aux portes pour un abri pour la nuit (jamais je n'aurais osé le faire sinon sur le chemin vers Saint-Jacques).
Quand on atteint cette humilité là, avec la confiance qui va avec, on a gagné la liberté avec les petites étoiles du père Ihidoy dans les yeux et l'on sait que l'on est pèlerin !
La première c'est l'apprentissage de la confiance. Confiance dans les autres, ceux qui nous entourent, qui souffrent comme nous des même douleurs de pieds, d'épaules, qui pleurent comme nous souvent et qui nous sourient aussi, nous tendent la main, nous offre un morceau de pain...
Nous ne savons souvent rien d'eux, mais ils sont devenus nos frères et soeurs parce que nous avons accepté cette ouverture aux autres et cela nous rassurent sur l'humanité. Confiance aussi dans le lendemain qui nous attend, savoir que l'on aura toujours ce dont on a besoin pour accomplir notre chemin.
Ramener nos vies à l'essentiel est un des fruits de la confiance.
Pour certains cela ira jusqu'à la découverte ou aux retrouvailles avec la Foi, image suprême de la confiance, celle que l'on accorde à Dieu seul et qui pourtant est l'essence de tout.
La deuxième, plus subtile, est la redécouverte de l'humilité. Un mot qui a bien disparu de nos dictionnaires et de notre vocabulaire mais qui est l'expression même de notre état de pèlerin.
Au bout de quelques jours sur le chemin, l'apparence sociale, la carapace que nous nous sommes tissée, les valeurs matérielles dont nous nous prévallons, tout cela vole en éclat !
Il nous reste juste notre humanité, pour marcher à côté d'autres êtres humains comme nous. On apprend très vite à aimer celui qui nous tend un morceau de pain, quand nous avons oublié notre sandwitch dans le frigo du gîte ; ou celui qui va s'arrêter pour nous aider à traverser une rivière ou un passage glissant ; ou celui qui va poser sa main sur notre épaule quand on se demande, en pleurs, ce que l'on est venu f... là !
Quel bonheur de découvrir qu'il y a toujours une place pour nous même si ce n'est pas celle que l'on voulait (La première près de la fenêtre avec le matelas neuf...!).
On apprend même à accepter que certains "trichent" en prenant le bus, prennent les premières places alors qu'ils n'ont pas marché, nous obligent à passer notre chemin, trouver un autre hébergement ou taper aux portes pour un abri pour la nuit (jamais je n'aurais osé le faire sinon sur le chemin vers Saint-Jacques).
Quand on atteint cette humilité là, avec la confiance qui va avec, on a gagné la liberté avec les petites étoiles du père Ihidoy dans les yeux et l'on sait que l'on est pèlerin !
Ces quelques lignes suffiront-elles à convaincre nos "détracteurs" que nous ne cherchons pas à opposer pèlerins, marcheurs et randonneurs mais seulement à essayer de donner un sens à chacune de ces démarches et à montrer que leurs attentes sont différentes ?
Sans doute non et nous souhaitons que ce débat soit largement ouvert et se prolonge.
Alors tous à vos plumes :
Pèlerins, marcheurs, randonneurs, hévergents et accueillants, donnez-nous votre opinion en répondant au petit questionnaire disponible en suivant ce lien --->>>
Toutes vos remarques seront rassemblées et publiées de façon non nominatives et formeront la trame d'un travail que nous engageons sur le thème "Etre pèlerin aujourd'hui".
Merci de votre participation à tous
Jean-Marc LUCIEN
Président de Webcompostella
Sans doute non et nous souhaitons que ce débat soit largement ouvert et se prolonge.
Alors tous à vos plumes :
Pèlerins, marcheurs, randonneurs, hévergents et accueillants, donnez-nous votre opinion en répondant au petit questionnaire disponible en suivant ce lien --->>>
Toutes vos remarques seront rassemblées et publiées de façon non nominatives et formeront la trame d'un travail que nous engageons sur le thème "Etre pèlerin aujourd'hui".
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Seule Vers Compostelle - Journal d'une pèlerine - Marie-France NUSSBAUM

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