Pourquoi avons-nous décidé de partir en mission avec Semeurs en chemin ?

Nous sommes un couple de fiancés, Augustin (30 ans) et Marie (27 ans) à qui nos amis Blandine et Arthur ont proposé de participer cet été au beau projet des Semeurs en chemin. Nous avons d’abord été touchés par le témoignage de ce qu’ils ont eux-mêmes vécu sur le chemin de Saint Jacques, au cours de leur première année de mariage. De leur expérience, voici ce que nous avons retenu et que nous avons à cœur de vivre également : se dépouiller de ce qui n’est pas strictement nécessaire pour laisser de la place à l’essen-Ciel, se laisser porter au gré des rencontres sans chercher à maîtriser ni l’itinéraire, ni le temps qu’il faudra pour parcourir tel tronçon, apprendre à recevoir notre « pain quotidien » en vivant chaque jour dans l’abandon et la confiance à la Providence qui s’occupe de chacun, retrouver l’esprit d’émerveillement et de gratitude devant la beauté de la Création… enfin, vivre un véritable cœur à cœur avec le Seigneur.
Mais nous ne marchons pas que pour nous : nous voyons dans les Semeurs une manière d’aller « aux périphéries », tout simplement en nous portant à la rencontre des marcheurs au profil et aux aspirations si diverses, qui sillonnent les chemins tout au long de l’année. Tous ne sont pas pèlerins, mais tous, sans doute, ont soif de beauté et de réalisation personnelle. Nous ne sommes pas différents de ceux qui cherchent ou qui doutent, car nous aussi, nous sommes en chemin. C’est pourquoi nous ne sommes pas là pour faire du prosélytisme ni pour parler à tout prix de Jésus. Nous désirons seulement partager le quotidien de nos amis marcheurs, vivre avec eux les joies et la fatigue de la marche. Et, si l’occasion se présente, échanger avec eux sur notre foi, ce qui ne peut se faire que si nous prenons d’abord le temps de les écouter. On dit souvent qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir, mais l’inverse est sans doute tout aussi vrai, et peut-être plus difficile : car pour recevoir, il faut déjà avoir reconnu ses manques ; il faut s’être fait petit, avoir su s’effacer pour accepter que cet inconnu qu’hier encore, nous ne connaissions pas, nous enrichisse de sa grâce propre et nous révèle quelque chose de l’amour de Dieu.

semeurs en chemin

 

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Publié dans Témoignages, Vie sur le chemin