Compostelle : le chemin de vie

le chemin de vieSi ” vie ” ne s’écrit pas avec un grand ” V “, la désespérance est proche : c’est le cas pour ce film curieusement encensé par la Presse catholique. Ces pèlerins marchent comme des automates vers…la mer : retour à la mère originaire ? De labyrinthes en jeu de dés du hasard, le pèlerin tel une fourmi besogneuse et conditionnée ou une marionnette manipulée d’en haut s’acharne à atteindre…un coucher de soleil sur la mer, beau comme la mort !

Si les témoignages de pèlerins, touchants de sincérité, sont parfois éclairants sur le mal être de nos contemporains et leur désir positif d’y échapper, ce film ne les orchestre nullement et, dans un reportage chaotique et sans fil directeur, les oriente vers le néant symbolisé par un bateau, jouet des vagues de l’immensité marine, nommé ” liberté ” et …un regard vide !

Si l’amour, l’amitié, l’Apôtre du Christ, Jésus et les Hospitaliers au service des pèlerins, sont très curieusement absents, on ne s’étonne pas non plus de la disparition de l’Eglise servante au profit de beaux monuments religieux inhabités et d’un confessionnal sans client !

Il ne suffit pas de filmer de splendides paysages et de parcourir de la caméra le chemin de Compostelle pour crier au miracle et croire à la conversion imminente : On sait l’illusion désespérante d’un ” travail sur soi” façon New Age, sans le Christ, sans l’Eglise.

Pourquoi sombrer dans la critique naïve et flirter avec l’apostasie insidieuse sous prétexte de largeur d’esprit et d’ouverture alors que ce chemin est un formidable lieu d’évangélisation ? Ce “chemin de la vie” doit devenir, grâce aux témoins du Christ inspirés par l’Esprit : ” chemin de Vie”.

Léonard

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