Conseils pratiques et éclairages spirituels
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Forum (merci de lire les règles d'utilisation)
La vie avant le chemin ... Arno
L'avant ...
Je n'ai encore parcouru aucun chemin hormis les cybernétiques. Actuellement, je suis à la recherche du « pourquoi » je désire parcourir le chemin dit de : « St Jacques de Compostelle ». Je suis arrivé ici en ayant croisé ici et là des textes, photos et témoignages de personnes qui sont parties, en cours de pèlerinage ou revenues. Ce site en particulier m'a beaucoup appris, ému ou même surpris parfois. Alors c'est un peu tendu que je voudrais parler de mon avant chemin, de mon « avant camino ». L'écrit n'étant pas mon fort, je vous demanderai d'excuser alors les quelques mots maladroitement utilisés. C'est ici pour moi un exercice mais je ressens aussi ce besoin de partager, même en aveugle, mes pensées. Je voudrais parler de mon « avant chemin » ou de ce qui commence à être mon chemin en définitif. Car il y a la peur, le doute, les contraintes de la vie courante et un tas d'autres choses qui rendent le fait de ne pas partir un générateur de vide quasi quotidien. Je ressens depuis quelques temps, longtemps si je prends certains attraits du voyage, une envie de le parcourir. L'envie se transforme de plus ne plus en besoin, cela devient désormais une évidence. Mais pourquoi ? Pourquoi donc le fait de parcourir un chemin, seul avec parfois de la douleur peut m'attirer ? Pourquoi lorsque je lis les récits de certain pèlerin, j'ai envie d'être en ces lieux chargés d'histoire ou de cheminer là où tant d'autres ont connu sur eux ou le monde un certain nombre de révélation. Pourquoi les échanges entre les personnes me font-elles monter les larmes aux yeux ? Pourquoi ... ? J'ai commencé par chercher du coté du chemin lui même. Au commencement et sans élitisme aucun, le monde des templiers est le centre d'intérêt qui m'amène à connaître les différentes routes de pèlerinage, principalement Compostelle, Rome et Jérusalem. Romans ou faits historiques sont rêves et émerveillements, à travers des engagements dans une quête personnelle ou spirituelle. Je m'émeus des tranches de vie partagées ou dépeintes, de l'intensité des rapports entre les Hommes, entre eux ou avec Dieu. Je regarde les parcours , formateurs et riches en apprentissage. J'admire le don et l'altruisme dans l'acte quotidien même le plus insignifiant à l'œil moderne et de tous les jours. Convaincu que le don n'a pas de taille et qu'il doit être à la mesure de ce que l'on peut apporter ou que l'on pense pouvoir apporter, j'essaye de partager, dans mon quotidien, quelques gouttes d'eau vive avec certain (Le texte du père Michel Meunier m'a beaucoup parlé et résonne encore après plusieurs lectures). J'en ai reçu beaucoup en retour. Mais, j'ai toujours l'impression d'être toujours plus en demande. Je pense que ce sont ces types de récit qui m'incite ou suscite l'envie de départ. Je me sens avoir besoin de me prouver des choses ou d'en trouver pour nourrir ce que j'appelle le vide à cette étape de la réflexion. Un vide qui est spirituel peut être ou qui est un manque de reconnaissance par les autres ou par moi même, un vide parce que la route que j'emprunte me fait prendre chaque carrefour rencontré et m'amène sur un chemin différent (à la relecture je me dis que ça va paraître abscons tout ça ...). Rien de stable ... toujours en mouvement et parfois en repli. La vision d'un plus loin me manque parfois et si j'étais honnête avec moi même je dirais qu'il me manque tout court. Je divague un peu et je remarque que ça ne parlera sûrement qu'à moi. J'aimerai revenir sur l'eau vive. Quand je dis que ce texte m'a fait vibrer et qu'il ne cesse de le faire encore, c'est que je retrouve là un élément important dans ma vie : la vie avec l'autre, une relation bilatérale, un partage, un échange, un don de soi. Je ne parle pas ici de conjoint ou de couple, même si ça en fait sûrement parti. Je parle de vie avec l'autre dans le sens le plus large, le plus ouvert possible. Partager, vivre ensemble un bout de chemin, une difficulté rencontré, une aventure commune, deviser sur le ou les sujets du moment. Je dirais globalement vivre en communauté et partager ses ressentis, ses douleurs comme les bonheurs. Je trouve quotidiennement des possibilités de me satisfaire de cet eau vive et d'essayer d'en offrir le plus possible. Je ne sais pas encore si c'est un élément important dans le choix de partir, mais une chose est sure, je veux en emporter le plus possible pour le chemin. Car je sais que je reviendrai avec autant si ce n'est plus. Ce sacré chemin ... j'y réfléchis toujours, du matin au soir, au travail, sur un moment de relâchement ou de pause. J'en ai parlé avec mon amie et une grande partie de mon chemin c'est fait là aussi. Mais tout ne peut pas être entendu, enfin pas pour le moment je pense. Il faut encore que je chemine un peu pour répondre à toutes ses questions sur le pourquoi. Je suis taquin de nature alors pour le moment ... un simple : « parce que ... », avec le sourire clos nos discussions. Elle comprend sans juger et j'ai apprécié cela à chacun de nos entretiens en tête à tête sur le sujet. Je pensais que mes amis ou connaissances pourraient m'apporter sur le sujet et j'ai été surpris des réactions parfois. Ça va du découragement à un tel acte, à l'explosion de rire en passant quand même par des échanges plus sérieux et respectueux. Faut dire, certains me connaissent ! Juste baptisé par l'habitude familiale, je me disais agnostique, sans peur de le cacher et même parfois de le mettre en avant par défis ou insolence. les rires sont alors justifiés car ils sont le reflet de ma propre bêtise de ne pas forcément accepter le changement qui s'opère, si je suis le cheminement d'une de mes hypothèses, la spiritualité. Je ne pense pas que Dieu existe pourtant .... qu'est ce que j'aimerai y croire ! Je pense que je ne dois plus me le cacher. Je ne sais pas si faire un tel chemin me fera rencontrer Dieu. Je n'en sais rien du tout. Mais si ça pouvait arriver ... En l'écrivant, déjà j'avais envie de retirer cette phrase et je pense qu'à la relecture je devrais faire attention de ne pas y être à nouveau tenté. Je me suis souvent opposé à cette pensée. Je ne sais pas si c'est un dieu en particulier. Je suis né et j'ai été éduqué dans des principes de vie « judéochrétiens ». C'est sûrement une déformation que je ne peux nier. Mais mes interrogations sur une spiritualité naissante ne m'ont pas amené et ne m'amènent pas forcément à une religion dites chrétienne ... et puis après tout, je n'en sais rien ... Je ne suis pas suffisamment au courant pour savoir si c'est bien celle-ci ou une autre ... mes connaissances en la matière sont tellement pauvre que je me trouve là bien prétentieux de savoir de quoi je parle ... Dors et déjà, avant de partir j'irais voir un prêtre pour en parler. Je pense qu'il pourrait m'éclairer, sûrement. Tout au moins, je donnais des pistes de réflexions, je l'espère. J'intellectualise de trop, je vois déjà le message que me laisseraient certains. Je serais bien tenté de dire que la raison est de leurs cotés et que comme on me le suggèrerait avec force et conviction : partir et découvrir sera bien plus fructueux. Mais ... Voilà je suis ainsi, je dois y penser. C'est ma façon à moi de cheminer dans un premier temps. Ça m'a grandement libéré de mettre des mots sur mes pensées. Vos avis sur mon cheminement seront lus et entendus. Enfin je ferais ce que je peux. Je pense partir en juin 2009 et je suis particulièrement attiré par le trajet partant du Puy-en-Velay. Je ne sais pas encore si ça sera en une ou deux fois. Ça n'a pas encore d'importance mes yeux de le savoir. Seul pour le premier temps du voyage et mon amie me rejoindra environ à mi-chemin. Ce sont pour l'instant mes seules assurances. Merci de m'avoir lu. Arno, qui continu son cheminement. Suzanne
Tu te poses beaucoup de questions sur ton 'envie'de faire ce chemin; Je pense que la meilleure solution c'est de partir et de sentir par toi meme si tu trouves des réponses; si tu en trouves c'est bien, si tu n'en trouves pas ne sois pas deçu!Je crois qu'il ne faut pas essayer de tout comprendre et surtout les sentiments, et émotions que l'on ressent; tu vas peut-etre trouver sur ce chemin des sensations dont tu ne te doutais pas..... Je te souhaite un bon chemin mais d'ici juin 2009 tu as encore le temps de te préparer. A bientôt
Jean-Paul
Décider de partir n'est jamais facile. Entre le jour où l'ex-agnostique que je suis, s'est dit que peut-être... et celui où j'ai commencé de pèleriner, il s'est passé quinze ans. D'autres vont beaucoup plus vite, d'autres attendent encore. Quelques milliers de kilomètres plus loin j'ai d'abord deux phrases à te citer :'
Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais pas trouvé. Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Ta culture judéo chrétienne devrait t'aider à en trouver l'origine. Ensuite te dire que si rien n'est facile (exemple, le mysticisme et les ampoules font parfois mauvais ménage), rien non plus n'est jamais aussi compliqué qu'on le croit (souviens toi seulement de la satisfaction que tu n'as pas manqué d'éprouver une fois dans ta vie, en arrivant en haut d'une côte qui t'avait paru si abrupte que tu pensais ne jamais pouvoir la gravir). Et pour finir, quelle que soit ta route, Buen Camino corinne la pèlerine
Arno,ce que tu nous fait partager est magnifique VRAIMENT. Merci. Cette nudité offerteest de bien bon augure pour ta future partance... Abandonne toi ! Crée le vide pour t'emplir de la paix que tu rencontreras sur Le Chemin. Tu verras que nombreux sont ceux qui s'interrogent sur leur appartenance et bien souvent les mots nous égarent alors que le silence nous enseigne au plus profond..
sandrine charpentier
Bonjour Arno,
Nous partons tous avec nos interrogations, nos doutes, nos problèmes, nos réflexions. Nous ne sommes pas tous chrétiens, pas tous croyants. personne ne vient du même milieu social. Et pourtant, dès notre premier pas, nous sommes tous semblables et nous avons la même envie voir Compostelle. Ne te pose pas tant de questions, prends ton sac et va marcher et tu verras. Tu feras forcément des rencontres, des fois même des très belles, celles qui te marqueront pour longtemps. Ehtre pélérins, pas de jugement, chacun vient avec son bagage et tous se respectent. Et puis, le chemin est aussi l'occasion de se poser des questions, d'en donner les réponses. Le chemin te transforme, tu en reviendras certainement différent. 2009, tu as encore 1 an pour réfléchir, fais le bon choix, le tien . bon camino. Arno
Merci à tous pour vos encouragements ou conseils.
Partir : ça me semble tellement évident aujourd'hui que ce n'est pas ce qui peut être remis en cause. Y réfléchir/cogiter : impossible de faire autrement :) on ne se corrige pas aussi facilement ! Ce qui me rassure au quotidien, c'est que rien ne s'émousse dans les choix qui sont pris à cette date. Merci à vous quatre d'avoir pris le temps de me lire. Arno. Agnès
Arno,
Je me joins à Corinne (coucou, nous nous sommes croisées chez Jean à Decaz durant ta semaine de repos en juillet...) pour te remercier de cette belle page oh combien sincère, un vrai cadeau pour nous lecteurs. Pour moi, tu es déjà en chemin, et tu vas en connaître, d'ici ton départ réel, ses fluctuations d'humeur : excitation, doutes (ils sont sains), joie, peur, toute la palette d'émotions de l'avant qui annonce aussi ce que tu vivras pendant. J'ai envie de te citer les paroles d'un prêtre pèlerin qui a célébré à St Chely d'Aubrac pour une poignée de pèlerins : avant de rencontrer Dieu, on se rencontre soi-même sur le chemin, avec nos doutes, nos qualités, nos frustrations, notre beauté intérieure, et tout ce qui nous compose. Dans l'effort et les milliers de pas quotidiens, on est d'abord face à soi et c'est une formidable occasion de se connaître et surtout d'apprendre à s'aimer ! Le reste suit, l'ouverture aux autres, le partage et la rencontre avec Dieu. Et si les cogitations te prennent dès aujourd'hui, laisse faire, c'est que pour toi, cela doit se passer comme cela. Je rentre juste de Santiago, et avant mon départ, alors que le projet a 10 ans et que j'avais déjà parcouru quelques centaines de kms sur le chemin, je cogitais quand même !!! et même plus le départ approchait, plus je cogitais !! alors, rassures-toi, tu n'es pas tout seul à te mettre les neurones à l'envers.... Je te souhaite enormément de bonheur sur le chemin. Ultreia, et sus eia, Deus adjuva nos Agnès Arno
Merci Agnès.
De mon premier passage à maintenant, la réflexion a fait son bout de chemin. Mes pieds aussi ont fait quelques pas. Je me prépare physiquement. Certains diront : nul besoin, d'autres que c'est une bonne chose. Pour ma part, j'avais besoin de 'm'entrainer', m'éprouver un peu. Comme m'a dit une amie : ça donne aussi une réalité à ton projet. Parler aussi de mon chemin va devenir réalité. A ce jour, voila un peu plus d'un mois que je marche 6 jours sur 7. entre 1h et 2h le soir, c'est mon film à moi. (pas de télé depuis tellement longtemps que je doute de savoir encore en allumer une) et le week-end des chemins de randonnée départementaux. Pour ces derniers, j'ai commencé par une douzaine de kilomètre, pour faire ce week-end, 21 km autour du Val Joly (Lac de barrage dans le nord de la France). Un pur bonheur, accompagné, nous avons marché avec plaisir, le sourire aux lèvres. Même quand la neige nous a surpris avec le vent qui la rendait cinglante. boue (beaucoup), neige (dessus et dessous), fatigue autant de composant que nous avons pris avec humour durant 7 bonnes heures de marche. Je me suis aussi rapproché de l'abbé de mon village d'enfance. Un monsieur qui roule toujours à vélo, 75 ans passé (on me dit même qu'il aurait passé les 80, il est cette image d'Épinal ... ça force le respect). Nous avons devisé rapidement lors d'une rencontre rapide et il m'a invité à le re-contacter afin de parler de tout cela. Il devait aller chercher quelques renseignements avant d'en parler plus avant. J'attends ce moment avec une grande impatience. Ce sera dans les jours prochains. Ça me semble si loin et si proche à la fois. A bientôt Jean-Paul
J'ai eu, comme toi, besoin de m'entraîner pour m'affermir. Donc continue et, si tu ne le fais déjà, pense à porter ton sac en l'alourdissant progressivement. C'est aussi une chance que de pouvoir parler avec ce prêtre, peut-être une des premières de celles que t'offrira le Chemin.
jean-michel
Bonjour Arno,
Comme le souligne Agnes, c'est d'abord la rencontre avec toi-même qui te permettra d'aller plus loin dans ta quête. Comme toi je suis du nord (près de Lille), et la voie du Puy me semble être la plus à même de t'offrir ce que tu cherches. Tu peux consulter mon blog si tu le souhaite ( http://mon-chemin-vers-compostelle.over-blog.com ), cela te donneras une idée de ce que tu pourras trouver sur ce chemin. ultreia STL
Bonjour a toi et aux autres
Ce message pour te donner mon soutiens j'ai fais le chemin cette été entre le puy et st jean pied de port avec mon mulet charlo que j'ai eu 3 mois plus tot, vièrge de toutes expériences 3ans 1/2 je suis parti un peu sur un coup de tete murement réfléchi quand même avec mon charlo ce fut une expérience extraordinaire,inoubliable et aujourd'hui je n'est qu'une seule envie c'est de repartir alors fait toi plaisir et surout si tu part n'organise rien à l'avance surtout dans tes étapes, achete juste les topoguides et basta ne les ouvre même pas c'est mieux moi je suis parti en ne sachant jamais ou j'allais m'arreter le soir. ( ce ne sont que des conseils d'une fille de 22ans mais je trouve que ton chemin a plus de valeur. Je te souhaite bonne chance et reste à ta disposition pour des infos pratiques a+ estelle gerard le roux
Bonsoir arno,
Nous avons cheminé ensemble ce dernier samedi. L'appel est la ne le nions pas,les motifs le pourquoi il faudra pendant ton périple continuer de te regarder dans le meilleur des miroirs: le temps Nos aspirations sont pour nous tous un mystere j'ai ressenti le besoin du chemin il y a plusieurs années et il aura fallu un long murissement pour que d'idée cela passe a un projet qui maintenant en devient presque obsedant . Je parcours differents sites internet j'achete ou commande guides et topo guides , Tu peux obtenir si tu le desire mes coordonnées auprès de Daniel qui nous accompagnait sur le periple de tournai Amitiès Jacquaires Gérard Mélanie
Cher Arno,
Je lis seulement ton premier message qui fait joyeux écho à une partie de mon expérience pré-camino! De mon éducation judéo-chrétienne à mon intérêt pour les légendes templièreset l'art Roman! Alors, je suis partie en mai dernier parce qu'il était temps!!! Tu es déjà en chemin Arno! Le Chemin de Saint Jacques n'est qu'un pont! Peu importe le 'pourquoi'! Pour le 'comment', on trouve très vite des solutions; Va simplement, tu ne manqueras de rien sur le chemin. Tu trouveras peut-être ce que tu ne cherchais pas! Buen camino Mélanie Arno
Salutations à tous.
Je profite de ce moment pour vous souhaiter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année. La rencontre avec l'abbé a été des plus intéressantes, je suis resté pantois de notre discussion. Ouverture et point de vue nous ont guidé à travers une réflexion sans barrière ni tabou. Il n'a à aucun moment essayé de m'orienter et j'ai trouvé cela rassurant. Nous nous sommes donnés rendez-vous pour dans quelques temps. J'attends donc ce moment avec importance. Il m'a vraiment beaucoup apporté. Il en disait de même car il n'a pas fait ce chemin et il se disait heureux de pouvoir l'aborder au travers de notre relation. Un clin d'oeil à Gérard ;) Pour le moment, le chemin est dans ma tête car le temps, le manque de temps, le temps de la vie sont autant de raisons qui ne me permettent pas de marcher beaucoup en ce moment. le redoux fait chanter le sac à dos, la nature appelle à sa contemplation ... Que le temps file doucement quand on attend ! Merci pour vos contributions, Arnaud. serge
Bonjour Arno,
J'ai vu un jour la statue de saint Jacques en visitant Conques. Et cela a cheminé dans ma tête. L'avant ; je n'ai pas eu le temps de le préparer. Je suis parti sans savoir! Et je n'ai pas été déçu. Ce chemin est fabuleux. Si je m'étais un peu plus préparé j'aurai évité de porter un jean pour le soir!... Mais je marche en montagne , donc pas de problème. Mon jean a bien fait rires mes ami(e)s! Sur le plan religieux , je suis parti sans aucune réflexion précise. Et là sur le chemin j'ai eu la révélation. bon chemin à toi. Ultreîa mon blog pour te donner une idée de ce qui se vis sur le chemin: stjacques072007.skyblog.com Arno
Re-bonjour à tous,
C'est alors que beaucoup sont déjà en route, c'est aussi à 15 jours de partir, c'est aujourd'hui un sac non prêt, un tas de tâche à réaliser au boulot pour partir un peu l'esprit tranquille, c'est aussi une préparation physique négligée (tant pis !), Etc ... La seule chose qui semble se préciser c'est la réservation du billet de train : 6h54 de trajet pour être sur le lieu du départ. Comme beaucoup l'ont précisé avant moi .. quand je dis lieu de départ c'est bien juste le lieu ... mon esprit n'est déjà plus au travail depuis longtemps ! Je dirais que reste mobilisé juste ce qu'il faut pour tenir la boutique. C'est particulier ... le temps qui passe. Cette sensation intangible et difficilement explicable, un bien être emmêlé de doute. Mais je pense que je n'apprendrai rien à personne en racontant ce qu'il se passe en ce moment :) . L'impatience est là le matin et ne me quitte désormais même plus la nuit. Je rêve comme je n'avais plus rêvé depuis des lustres. Ce Week-end, je remplis mon sac. Une liste existe sur le bureau, juxtaposée à un tas de linge et ustensiles divers. J'ai laissé tomber l'idée de partir avec plus d'un livre, peut être de laisser le fini sur place et d'en trouver un autre en chemin. Détail sans importance, mais je ne peux me résoudre à partir sans lecture. 15 jours ... dans 15 jours et quelques heures ... je serais en congé, prêt à composter un morceau de carton. Arrivée le Puy 13h54, recherche d'un lieu pour dormir ... visite, repas, dodo ... et départ. 15 jours ... marie-thérèse
Bonjour Arno
Tu as bien décrit cette phase de préparation qui apporte bien être et excitation en même temps.....Je suis dans la même phase......Sauf que je pars le 16 août alors ....encore 2 mois....mais la frénésie a déjà commencé depuis quelques temps ainsi que la joie de rejoindre bientôt le chemin.... Bon Chemin à toi et profites bien de ce temps privilégié que chacun vit à sa manière et qui constitue la grande famille des pélerins avançant jusqu'au tombeau de l'Apôtre. Ultréîa Marie-Thérèse Agnès
Bonjour Arno,
Ca c'est bien sympa de refaire un coucou sur le web après la pause hivernale. Comme Marie-Thérèse, je reconnais bien les 'symptômes' de la préparation. Il y a un an, j'étais à la veille du grand départ.... et les chaussures me démangent fort ces temps-ci. Mais 2009 sera une année sans chemin (sauf dans la tête bien sur), quoique....quelques jours sur l'Aubrac histoire de respirer le bon air sont envisagés. Bon chemin à tous. Ultreia Agnès Arno du Nord
Bonjour aux lecteurs,
Et bien je ne serais pas resté bien longtemps sur le chemin :) . Les pieds, principale outil, m'ont laissé un peu sur le coté de la route et par deux fois. Erreurs de ma part, une paire de sandales de marche légèrement trop étroites pour le bitume ... arrivé à Aumont-Aubrac deux beaux bleus se callent sous mes gros orteils. Poser le pied au sol n'est pas douloureux en soi, rester debout impossible ... Donc j'ai offert à ma femme ainsi qu'à moi même une petite semaine de tourisme en prenant le train. A Cahors (téléportation un peu obligatoire pour cause de billet de train réservé), ma femme repart avec un tiers de mon sac à dos. Il descend en dessous des 7kg sans l'eau. Je me crois sauvé. Je marche 5 jours et arrivé à Auvillar, mes pieds justes remis me lâchent de nouveau. La chaussure ou plutôt les chaussures qui en ont déjà vu ... me rendent le pied douloureux avant d'avoir fini les 10 premiers kilomètres. J'aurais du alléger mon corps plus que mon sac ... :D Eliminer ma surcharge pondérale ne sera pas une libération que pour mes pieds. Je le prends avec le sourire ce jour. Car c'est avec la tête emplie de bonnes choses que je regarde ce qui a été une souffrance à un moment. J'ai rencontré beaucoup de monde et j'ai pu discuter sur le chemin avec l'habitant local et le pèlerin. J'ai plein de petites remarques sur moi, ma préparation, mon parcours et le silence qui m'a gagné durant mes quelques jours de marche. J'ai touché du doigt, par mes rencontres et discussions avec ma femme sur le chemin, ce qui me semble être important. La croyance, le sens que l'on donne à la relation à l'autre, la relation que l'on a avec soi, l'émerveillement lors des visites d'endroits hautement symboliques ou simplement de la nature qui nous a entouré sur ce 'périple'. Mon arrêt soudain du chemin alors que j'avais prévu de marcher jusqu'au 13 août m'a rendu triste. Je pense sincèrement que l'orgueil était le premier au rendez vous, puis la tristesse de n'avoir que touché du doigt ce qui me tendait la main. Je n'ai pas fini de penser à ce que j'ai vécu. Pour le moment, je fais aussi un petit bilan de l'équipement et des étapes. Ce qui nous n'avions pas en partant (Achat à Cahors) : - des bâtons de marche : C'est fou ce que j'ai monté plus rapidement les cotes ensuite - des poches à eau : ca simplifie sacrément l'accès à l'eau. je bois énormément (de l'eau en chemin principalement ... allons !) et la poche de 2 litres, même pesante, était une bonne chose pour ne pas risquer le manque. - des sandales relax à semelle épaisse Ce que j'ai renvoyé sans soucis (enfin ce que ma femme a repris en repartant) : - Ma paire de sandales de marche trop étroite qui finira à la poubelle après un rituel de destruction païen. (humour) - Mon pantalon chaud : pas frileux je suis. Il est parfait pour marcher dans le nord de la France ... Absolument pas sur le chemin. L'année prochaine je partirait avec un pantalon à pants amovibles et un short uniquement. - ma troisième paire de chaussettes, deux suffisent amplement. - un topoguide pour marcheurs avertis. J'ai parlera plus tard. - un k-way pris en supplément du pancho afin de palier au fine pluie du nord ... mais nous n'étions pas dans le nord. Ce que j'aurais du renvoyer et que j'ai gardé : - un livre que je n'ai parcouru ... que très peu. Il y a toujours de la lecture sur place. Et cela laisse peu de place à la discussion avec autrui. - un baladeur MP3 ... utilisé deux fois sur le chemin et une fois pour m'endormir un soir. et le chargeur qui va avec. - un des trois Tshirt que j'avais encore avec moi. deux suffisent si l'on en a un pour marcher et l'autre pour le soir. Ca laisse une liste pour la prochaine fois qui est assez simple en plus des achats à mi 'parcours' : - Un couteau multi-usage : parfais pour remplir la baguette avec le saucisson ou le pâté de pays. (le fromage ca marche aussi bien avec les doigts !) - 2 slip, 2 paires de chaussettes, 2 tshirt, nécessaire de toilette, 1 pantalon avec pants amovibles, un short, un chapeau à bord large, pour les vêtements. - poche à eau de 2 litres, une petite bouteille en plastique d'un demi litre pour les étapes dite longues (donc très très longues me concernant, mais j'y reviendrai avec le topoguide) - sandale pour le soir qui peuvent servir à marcher de temps en temps sur le bitume. pour le moment je suis assez content de ce que je viens de me trouver. - Chaussures de rando ... cela dépendra énormement de la période de mon prochain départ. Car fini les tiges hautes pour l'été ... A aussi un détail qui a son importance : ne plus mettre de semelle supplémentaires dans les chaussures pour une simili absorption des chocs. 2 ampoules sévères sont arrivés sur les cotés de mes pieds du fait qu'elles bougent dans la chaussure. De peu ... mais suffisament sur le coté pour que cela irrite. C'est peut etre uniquement moi, je le pense, mais je ne ferais plus cette erreur. Voila un peu pour ce qui concerne le 'matos' ... mais comme dit précédemment il me faut parler des topo-guides pour marcheurs de folie. Certes beaucoup le suive sans aucun soucis. Mais pour ma part (notre part car ma femme m'accompagnait au début) faire 24Kms le premier jour, puis 18, puis 30 etc .... sans entrainement, test sur plusieurs jours de ses chaussures et de son matériel, cela est dur. Et je crois que je dois ici le premier grand merci du chemin à Paul, hospitalier chez Jean-Marc et Marie Lucien à St Privat : faire son chemin à son rythme. Dès le matin suivant nous n'avons plus jamais sorti le Topo-guide et nous avons pris en main le miamiam dodo pour savoir où s'arrêter quand nos jambes commençaient à fatiguer. Les étapes furent certes plus courtes ... mais tellement plus agréable. Autre avantage à cela ... l'engorgement des gites, accueils, etc ... sur les étapes données par le topo ... qui semblent être identiques pour tous. Ce qui ne nous a pas empêché de retrouver des personnes du premier jour dans les jours suivant. Cela a eu aussi un autre effet : ne plus réserver. L'effet de groupe faisait que certains (peut être par la peur du manque) s'empressaient d'appeler (parfois même à deux jours de marche) ici et là et transmettaient les informations aux autres sur un ton alarmant : 'Attention, Saugues c'est blindé, plus une place ! Et c'est ici le deuxième grand merci qui revient encore une fois à Paul : Faire confiance au chemin ! (Il est vraiment bien Paul :-) ) Voilà ... J'ai encore 15 milles choses à raconter sur mon trop court chemin ... mais je vais éviter de vous saouler avec tout ca .. ou alors une autre fois :) Amitiés à tous. Ecrire une réponse
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