L’hospitalité, un “trésor d’humanité”

l'hospitalité sur les chemins de Compostelle

L’hospitalité sur les chemins de Compostelle

Au milieu des multiples ouvrages, récits de pèlerins ou témoignages, celui-ci était plus qu’attendu ! En effet, les hospitalités chrétiennes sont en première ligne pour transmettre et maintenir depuis des siècles l’esprit de ce chemin !

Louis Janin, né en 1923, fait son premier pèlerinage à Compostelle en 1956. En 1994 il est hospitalier en Espagne et y retournera régulièrement jusqu’en 2008. Le Père Sébastien Ihidoy, né en 1932, est nommé curé de Navarrenx, en 1981, sur le chemin, et y accueillera les pèlerins durant 20 ans. Pour ces deux témoins, accueillir est une autre façon de pérégriner. Louis Janin s’émerveille de l’hospitalité qu’il a reçue lors de son premier pèlerinage. Il est touché par ceux qui donnent « tout ce qu’ils ont », par l’accueil des petits ou des pauvres, si riches de cœur, et raconte avec beaucoup de reconnaissance les gestes de générosité, dont il a bénéficié.

Rendre ce que l’on a reçu
Ainsi, comme beaucoup de pèlerins, ayant été lui-même accueilli, il devint hospitalier : « Rendre ce que l’on a reçu », ou encore « continuer son pèlerinage d’une autre façon ». Tenant beaucoup à maintenir l’esprit de l’hospitalité, il répondra à l’appel du Père José Ignacio, curé de Granon à l’époque (Espagne), fondateur de l’association des « hospitaleros voluntarios » : « L’association décida d’ouvrir des auberges pour les pèlerins, et tenus par des pèlerins, avec la volonté de réaffirmer l’esprit et la philosophie de l’hospitalité gratuite » (p.59).
Les futurs hospitaliers, désirant vivre de cet esprit de L’hospitalité chrétienne de toujours, sauront sûrement  s’inspirer des multiples conseils abordés par Louis Janin. C’est dans la ferme familiale que le Père Sébastien Ihidoy apprit le sens profond de l’accueil : « Mes parents m’ont transmis le goût et le devoir de l’hospitalité qui guideront ma vie entière » (p.109)
Avant d’accueillir les pèlerins dans sa paroisse de Navarrenx, il ouvrit sa porte aux vagabonds, dans le cadre de la Mission de France. Son expérience lui permit d’accueillir chacun comme un frère, sans distinction aucune, avec confiance. Le trésor d’humanité qu’il trouve en chaque rencontre le fascine et l’émerveille :

« Comment ne pas être à l’écoute des pèlerins ? Comment ne pas partager leur quête ? Comment ne pas profiter de ces moments, le soir autour d’une table, pour être leur partenaire et leur complice ? Le peu de temps que j’essayais de donner à chacun se révélait toujours sublime. »(p.125)

A le lire, on réalise à quel point l’accueillanr reçoit plus qu’il ne donne : « J’ai donné des miettes, j’ai reçu des diamants ».Passionné par la pastorale du chemin il demandee à l’Eglise de prendre la mesure du formidable terrain d’évangélisation qu’est le pèlerinage de Saint Jacques. Après ces deux témoignages, Gaëlle de La Brosse nous offre un abécédaire de l’hospitalité jacquaire : de Abraham… à …Webcompostella en passant par le « donativo », Sainte Fleur, les hospitaliers, le lavement des pieds etc… Merci Gaëlle !

Elisabeth

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