Poème d’un pèlerin

Poussière, boue, soleil, pluie, C’est le chemin de St-Jacques,

Des milliers de Pèlerins, Et plus d’un million d’années

Pèlerin qui t’appelle ?

Quelle est cette force jaillissant de tes obscurités qui t’attire ?

Ni le chemin des étoiles, ni ces grandes cathédrales.

Ce n’est pas la bravoure navarraise, ni le vin de ceux de la Rioja,

Ni les bruits de mer des Galiciens, ni les champs castillans.

Pèlerin qui t’appelle ?

Quelle est cette force jaillissant de tes obscurités qui t’attire ?

Ni les gens du chemin, ni les coutumes rurales.

Ce n’est pas l’histoire et sa culture, ni le coq de la Cazalda,

Ni le palais de Gaudi, ni le château Ponferrada.

Tout cela je le vois au passage, et ce m’est une joie de tout voir,

Mais la voix qui, moi, m’appelle, je la ressens au plus profond.

La force qui, moi, me pousse.

La force qui, moi, m’attire.

Je ne sais même pas l’expliquer.

Seul, celui d’en haut le sait.Zaragoza

Poème attribué à Eugénio Garibay Banos
(poème peint sur un mur à l’entrée du chemin dans Najera)

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Publié dans Ressources