Un évêque d’hier pour aujourd’hui

un évêque pour aujourd'hui

Nouvelle publication présentant la vie d’Alain de Solminihac, béatifié en 1981. Saint du chemin puisqu’il est nommé Evêque de Cahors en 1618. Sa devise épiscopale ne peut être qu’un encouragement à tous les pèlerins : « Aussi bien que se peut, jamais rien à demi ».

Le siècle était dur et violent en France comme dans le diocèse de Cahors, grand à l’époque du Haut et du Bas Quercy.

Alain de SolminihacDes décennies de guerre entre protestants et catholiques à peine éteintes en 1636 quand Alain de Solminihac fut nommé à sa tête, l’avaient ravagé tant du point de vue matériel que spirituel.
Le nouvel évêque, déjà abbé de Chancelade en Périgord et précédé d’une réputation exemplaire, entreprit pendant 23 ans de le reconstruire.
Sans relâche, il visita par de mauvais chemins les 800 paroisses de son diocèse, pour la plupart rurales, et alors fort isolées, de manière à relever les murs des églises, à y rétablir un culte digne et régulier, à éloigner les prêtres indignes.
A Cahors, il ouvrit un séminaire avec l’appui de Vincent de Paul où il forma un clergé irréprochable. Sa bienfaisance s’étendit aux orphelins, aux déshérités accueillis dans de nouvelles fondations. L’héritage historique faisait alors de l’évêque de Cahors le seigneur de la ville et de larges domaines s’étendant entre Vire et Cajarc. Cela l’amena à lutter contre les fléaux du temps, la peste au mépris de sa vie, la guerre civile menée par les grands seigneurs, les disettes répétées et contre de funestes usages comme les duels qui décimaient les familles, l’usure qui ruinait les paysans.

Luttant contre le désordre établi, il suscita contre lui des oppositions acharnées et même des complots qu’il surmonta grâce à l’appui de Louis XIII puis de la Régente Anne d’Autriche et à la sainteté de sa vie. En effet, devenu évêque malgré lui, il n’abandonna pas un style de vie monastique, consacrant de longues heures à la prière et forçant l’admiration par ses privations et ses pénitences. Epuisé, il mourut à la tâche, à 66 ans, déjà considéré bien au-delà des limites du diocèse, comme un des plus grands évêques de la Réforme catholique en France. Mais aussi, parce qu’il a mis toute sa foi, toute son énergie à rendre grâce à Dieu en cherchant des réponses aux problèmes des hommes de son temps, il nous ouvre un chemin vers la sainteté.

Etienne Baux (auteur)

Présentation
 Un récit écrit par Etienne Baux , illustré par Christian Verdun
48 pages couleurs (+ de 80 dessins originaux)
Format BD – 21 x 28,5 cm / Couverture cartonnée, dos carré collé
Parution prévue en mai 2018
Editeur : édicausse  / 46090 Arcambal / www.edicausse.fr

 

Alain de Solminihac est un des rares évêques d’un diocèse français béatifié des temps modernes. Il a marqué l’histoire religieuse de notre pays et peut encore aujourd’hui inspirer courage et humilité à ceux qui ont une responsabilité au service des autres.Il a côtoyé les plus grands comme l’évêque de Genève saint François de Sales ou le prêtre saint Vincent de Paul.
Mais si les historiens connaissent bien sa vie, il fait partie des grands personnages oubliés et sa béatification n’ayant été célébrée que récemment par saint Jean-Paul II le 4 octobre 1981, son culte ne s’est pas encore répandu comme il l’aurait dû.
Le superbe ouvrage qui présente sa vie a été écrit par Etienne Baux et illustré par Christian Verdun à l’occasion de l’année Alain de Solminihac 2017-2018. Il est proposé notamment dans le diocèse de Cahors en vue de préparer le 400° anniversaire de son ordination sacerdo-tale, le 22 septembre 2018.
L’appel de Dieu à donner toute sa vie pour Dieu et ses frères comme l’a fait le bien-heureux Alain, mérite d’être expliqué et encouragé aujourd’hui. Il est signe de liberté face aux conditionnements de la société de consommation. C’est une voie parmi d’autres pour déployer toutes ses capacités d’aimer, au service du monde.

Mgr Laurent CAMIADE
Evêque du diocèse de Cahors

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