Françoise : ce n’est que partie remise

Originaire de l’Orne (Normandie), Françoise avait prévu de faire, au printemps 2020, le chemin du Portugal, à partir de Lisbonne ou Porto. Finalement, en raison du Covid, elle y a renoncé.  Comme beaucoup d’autres pèlerins sur le départ. Témoignage.

Françoise, pèlerine normande

« Ce n’est pas un drame et ce n’est que partie remise ». Françoise, pèlerine normande, jeune retraitée, prend avec philosophie, le report de son chemin portugais de Compostelle prévu en 2020.

Compostelle, elle y est déjà  arrivée avec trois amies en septembre 2019, au terme d’un parcours en plusieurs tronçons. Elle avait apprécié l’accueil francophone (visite et échange de l’après-midi).

« En mars 2020, on a su très vite, au moment du confinement, que cela ne serait pas possible de concrétiser notre projet du Portugal » témoigne Françoise. Déception ? Oui, mais sans en faire un drame. « Les chemins ne sont pas ma seule raison de vivre. Il y a tellement de choses plus importantes. Et quand je vois ce qui se passe autour de nous, je relativise ». Et puis pas question de prendre le risque d’attraper le virus ou bien de rester bloquée loin. « Enfin, j’ai une maman qui est anxieuse. Je ne voulais pas lui en remettre une couche ».

Compostelle via le Portugal est donc partie remise. En attendant, Françoise est retournée fin septembre au Puy-en-Velay pour prendre le départ du… chemin de Stevenson, avec des amies. « Au Puy, nous sommes allées à la messe des pèlerins et avons assisté à la bénédiction ». Un petit goût de Saint-Jacques, tout de même, en cette drôle d’année 2020.

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Publié dans Témoignages