Les hirondelles reviennent … Les pèlerins aussi !

Pâques approche, le réveil de la nature aussi comme une résurrection, une vie nouvelle, une vie continuée. Les pèlerins quittent leurs maisons, leurs habitudes, leurs entourages : partir en pèlerinage c’est d’abord quitter, se détacher pour chercher une nouvelle vie, un nouveau chemin, une nouvelle direction, à la Rencontre. Notre monde déchristianisé nous organise des faux pèlerinages, des marches « laïques » sur le modèle du vrai : ce seront des belles balades, au mieux une belle aventure, mais les fruits seront décevants. La première étape spirituelle du pèlerin, sa première conversion consiste à reconnaître qu’il n’est en rien à l’origine de l’idée de partir en pèlerinage : c’est une inspiration, une invitation, un appel. Il découvrira qui l’a invité, qui l’a appelé et plus tard, parfois beaucoup plus tard : pourquoi ?

S’il est parti, c’est parce qu’il lui a été soufflé que là où il vit, quelque chose d’essentiel lui manque. Alors, il démarre sa quête et entame son « colloque singulier » avec l’Invisible et découvre pas après pas, étape après étape que ce qu’il vit est un cadeau, une bienveillance même dans l’épreuve et la dureté du chemin. Le visage du donateur se précise, il se fait connaître peu à peu par ses multiples attentions que certains persistent à qualifier d’« heureux hasards ». Si le pèlerin ne peut pas toujours lui donner un nom comme « Dieu, Jésus ou Saint Jacques », il sait qu’il peut le nommer Amour. La sève montante du printemps est comme la prière du pèlerin reconnaissant, montant vers son Dieu.

 

Léonard Tandeau de Marsac

De l’Hospitalité Saint Jacques 

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Publié dans Vie sur le chemin