Les relations

Les relations

Sur le chemin, qui n’a constaté la grâce particulière des rencontres que l’on vit ?

Tel pèlerin croisé une semaine, voire deux jours plus tôt dans un gîte, paraît bien vite être un ami de longue date, à qui l’on peut parler en toute confiance. Notre but ici n’est pas d’en expliquer la raison, ouverture du cœur ou grâce spécifique, mais d’en retrouver la saveur. Dans ce huis-clos du confinement, chaque rencontre, chaque voix entendue au téléphone, chaque visage entrevu sur l’ordinateur m’apparaissent avec une acuité particulière. Si je dois vivre ces semaines avec les mêmes personnes, et seulement elles, je peux m’y investir pleinement, cultiver la douceur et la compréhension, pratiquer et enseigner aux enfants le pardon , l’attention à l’autre. Tous ces efforts, auxquels on aspire plus ou moins d’habitude, deviennent les conditions indispensables pour la survie du groupe isolé que nous formons. Si je suis seul(e), je peux mettre beaucoup de soin et de présence dans l’échange par la fenêtre avec un voisin, ou dans la conversation téléphonique avec une personne qui prend de mes nouvelles. 

En ce temps de Carême, nous pouvons considérer la relation à l’autre comme une nourriture, dont nous manquons sans doute en ce moment, mais qui en prend plus de saveur et d’importance.

Laissons la Parole de Dieu nous éclairer

 

Jean 15, 12
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.

 

Colossiens 3, 14-17

Puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes sanctifiés, aimés par lui, revêtez-vous de tendresse et de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur et de patience. Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonnés  : faites de même.

Par-dessus tout cela, ayez l’amour, qui est le lien le plus parfait. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés, vous qui formez un seul corps. Vivez dans l’action de grâce.


Méditation

Il y a là la vraie guérison, du moment que notre façon d’être en relation avec les autres, en nous guérissant réellement au lieu de nous rendre malade, est une fraternité mystique, contemplative, qui sait regarder la grandeur sacrée du prochain, découvrir Dieu en chaque être humain, qui sait supporter les désagréments du vivre ensemble en s’accrochant à l’amour de Dieu, qui sait ouvrir le cœur à l’amour divin pour chercher le bonheur des autres comme le fait leur Père qui est bon.

Prière

Demandons l’aide de notre Seigneur d’amour avec cette belle prière de Ste mère Térésa :



Oh ! Seigneur,
Quand je suis affamé, donne-moi quelqu’un qui ait besoin de nourriture ;
Quand j’ai soif, quelqu’un qui ait besoin d’eau ;
Quand j’ai froid, envoie-moi quelqu’un à réchauffer ;
Quand je suis blessé, donne-moi quelqu’un à consoler ;
Quand ma croix devient lourde, donne-moi la croix d’un autre à partager ;
Quand je suis pauvre, conduis-moi à un nécessiteux ;
Quand je n’ai pas le temps, donne-moi quelqu’un que je puisse aider un instant ;
Quand je suis humilié, donne-moi quelqu’un dont faire l’éloge ;
Quand je suis découragé, envoie-moi quelqu’un à encourager ;
Quand j’ai besoin de la compréhension des autres,
donne-moi quelqu’un qui ait besoin de la mienne ;
Quand j’ai besoin qu’on prenne soin de moi, envoie-moi quelqu’un dont prendre soin ;
Quand je ne pense qu’à moi, tourne mes pensées vers autrui.
Sainte mère Térésa, prie pour nous !

Auteur et choix des textes : Pauline Dobon
Crédits photo : Pierre Gauer

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