Vers toi j’ai les yeux levés (Psaume 122)

4ème psaume des montées chanté et récité et prié, lors des trois principaux pèlerinages des Juifs se rendant à Jérusalem où l’on monte de tous les côtés.

1Vers toi j’ai les yeux levés, vers toi qui es au ciel.
2 Comme les yeux de l’esclave vers la main de son maître, comme les yeux de la servante vers la main de sa maîtresse, nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu, attendent sa pitié.
3 Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous : notre âme est rassasiée de mépris.
4 C’en est trop, nous sommes rassasiés du rire des satisfaits, du mépris des orgueilleux !

Contexte

Nous croyons que notre Père, la Bonté même, nous aime en toute occasion. Fixons donc notre regard intérieur sur le Seigneur, sans nous lasser, jusqu’à ce que la conviction intime nous fasse entendre sa parole évangélique : « Ta foi t’a sauvé » (Marc 10,52)

Pour aller plus loin

Psaume national, composé après une lourde épreuve ; c’est la prière du « petit reste » rapatrié de l’exil à Babylone après l’édit de libération donné par Cyrus, mais qui reste en butte aux vexations de ses voisins et de ses propres éléments ignorant les souffrances du peuple. Dieu est le seul recours. A partir de là les psaumes graduels vont se présenter à nous non plus seulement comme une spiritualité de la route, mais comme une spiritualité des pauvres.

Le pèlerin israélite quand il arrivait au Temple, comme nous en désir de pèlerinage, apportait devant Dieu ses soucis, ses peines, ses humiliations et incompréhensions. La prière d’un pèlerin a toujours été un appel de confiance et de supplication ; comme Péguy à Chartres !

Prions

Seigneur, notre Maître et notre Dieu,
tu as promis que tu ferais asseoir à ta table pour le servir,
le serviteur que tu auras trouvé fidèle :
donne-nous d’être attentifs au moindre signe venant de Toi,
afin qu’ayant veillé jusqu’à l’heure de ton retour,
nous jouissions de tous les biens de ta maison.
Amen.


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